Faux-plafonds ... plénums ... ou plafonds
Qu'est ce qu'un bureau aujourd'hui? Ce n'est pas une question facile, tant les usages, les typologies, les styles sont différents. Elisabeth Pelegrin-Genel, architecte et psychologue du travail, propose avec "25 espaces de bureaux" un tour d'horizon français et international.

En introduction, elle aborde la question du plafond, du faux-plafond et du plénum, et écrit: "Combien de milliers de m2 de plafond en France, sont-ils revêtus de des carrés ou de ces rectangles identiques, à l'origine de couleur blanche, avec des petits trous ou des aspérités qui accrochent la poussière?"
Mais elle ajoute aussitôt: "Heureusement les fabricants proposent aujourd'hui des produits plus sohistiqués par la nature de leur revêtement, par leur ossature ou leur système d'accroche"
Comme par exemple ceci ou bien cela?
Plus loin, elle constate que "(...) de nombreux programmes de bureaux neufs s'engagent dans la voie du plafond apparent, malgré les difficultés supplémentaires rencontrées pour traiter correctement l'acoustique."
Effectivement, comme nous le mettons en avant sur la Note Acoustique, l'incidence de l'absorption du plafond sur l'acoustique des espaces ouvert est grande.
Une étude finlandaise prochainement publiée indique que la différence à une distance de 15-16 m entre postes peut être du même ordre de grandeur que la performance d'isolement d'une cloison standard entre bureaux (R'w = 35 dB). Ceci s'applique à deux cas typiques mais distincts:
- un bureau bien traité, pourvu d'un plafond de Classe d'Absorption A, de murs moyennement absorbants et d'écrans entre postes de 1,4 m de haut.
- un bureau non traité, "brut de décoffrage", béton sur sol, mur et plafond, et écrans entre postes de 1,2 m.
Autrement dit, en traitant bien le plafond, moyennement les murs et en réhaussant les écrans, c'est comme si on élevait des cloisons toute hauteur pour les postes distants de 15 m l'un de l'autre.