Note Acoustique Ecophon

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février 22, 2007

Faux-plafonds ... plénums ... ou plafonds

Qu'est ce qu'un bureau aujourd'hui? Ce n'est pas une question facile, tant les usages, les typologies, les styles sont différents. Elisabeth Pelegrin-Genel, architecte et psychologue du travail, propose avec "25 espaces de bureaux" un tour d'horizon français et international.

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En introduction, elle aborde la question du plafond, du faux-plafond et du plénum, et écrit: "Combien de milliers de m2 de plafond en France, sont-ils revêtus de des carrés ou de ces rectangles identiques, à l'origine de couleur blanche, avec des petits trous ou des aspérités qui accrochent la poussière?"

Mais elle ajoute aussitôt: "Heureusement les fabricants proposent aujourd'hui des produits plus sohistiqués par la nature de leur revêtement, par leur ossature ou leur système d'accroche"
Comme par exemple ceci ou bien cela?

Plus loin, elle constate que "(...) de nombreux programmes de bureaux neufs s'engagent dans la voie du plafond apparent, malgré les difficultés supplémentaires rencontrées pour traiter correctement l'acoustique."

Effectivement, comme nous le mettons en avant sur la Note Acoustique, l'incidence de l'absorption du plafond sur l'acoustique des espaces ouvert est grande.

Une étude finlandaise prochainement publiée indique que la différence à une distance de 15-16 m entre postes peut être du même ordre de grandeur que la performance d'isolement d'une cloison standard entre bureaux (R'w = 35 dB). Ceci s'applique à deux cas typiques mais distincts:
- un bureau bien traité, pourvu d'un plafond de Classe d'Absorption A, de murs moyennement absorbants et d'écrans entre postes de 1,4 m de haut.
- un bureau non traité, "brut de décoffrage", béton sur sol, mur et plafond, et écrans entre postes de 1,2 m.

Autrement dit, en traitant bien le plafond, moyennement les murs et en réhaussant les écrans, c'est comme si on élevait des cloisons toute hauteur pour les postes distants de 15 m l'un de l'autre.

février 5, 2007

Espaces ouverts, plafond absorbant et plafond plâtre

L'objet de cette petite étude était de quantifier l'effet de l'absorption sur l'acoustique des bureaux ouverts, où l'enjeu acoustique est de minimiser la gêne entre postes distants de 4 ou 5 métres. Celle-ci est décrite par la propagation du son entre celui qui parle et celui qui entend.

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Le niveau de pression acoustique causé par une personne qui parle et mesuré ou perçu en un point de la pièce sera la somme de deux composants:
- le champ direct correspondant à l'énergie sonore venant directement de la source jusqu'à l'oreille.
- le champ réverbérant correspondant à l'énergie sonore venant de la source et réfléchie sur les parois de la pièces avant de finalement arriver à l'oreille.

La simulation est faite dans un environnement normalement meublé. Elle compare la performance d'un plafond suspendu acoustique de Classe d'Absorption A (la performance maximale selon la norme NF EN ISO 11 654) et un plafond de plâtre plein de Classe d'Absorption D.

De par l'absorption, pour un spectre de voix normale, les ondes sonores touchant le plafond et/ou les cloisons seront atténuées à hauteur de:
• Master A alpha: 16 dB(A)
• Plâtre plein: 0 dB(A)
• Ecrans absorbants: 10 dB(A)
• Ecrans en verre: 0 dB(A)

Ceci veut dire qu'un son de voix touchant le plafond absorbant (Ecophon Master), perdra 16 décibels (A), cependant qu'il n'aurait rien perdu en touchant un plafond réfléchissant (plâtre plein)

Résultats
La contribution du plafond et des écrans dépend de de la position du locuteur et de celui qui entend. Situations choisies:

- Si vous êtes loin de celui qui parle (donc dans le champ réverbérant), le plafond absorbant conduit à un niveau sonore inférieur au plâtre. L'effet dépendra au final beaucoup du choix d'écrans et autres éléments mobiliers (étagères, murs, rideaux...)


Pour les postes non séparés par des écrans/cloisonettes
- Avec contact visuel entre celui qui parle et celui qui entend, et à une distance de moins de 5 m environ, le niveau sonore (son direct + son réverbéré) sera inférieur de 2 à 3 dBA pour le plafond absorbant par rapport au plafond réfléchissant de plâtre.

- En utilisant des écrans absorbants plutôt que réfléchissant (typiquement en verre) on peut encore gagner 1 à 3 dB(A). Ceci est valable aussi bien pour le plafond absorbant que pour le plafond réfléchissant.

Pour les postes séparés par des écrans/cloisonettes
- sans visibilité entre celui qui parle et celui qui entend, le plafond absorbant de Classe A conduit à un niveau sonore entre 3 et 10 dB(A) (son direct + son réverbéré) plus faible qu'avec le plafond de plâtre.

- Pour ces mêmes postes, remplacer les écrans absorbants plutôt que réfléchissants (typiquement en verre) permet de gagner encore 1 à 3 dB(A). L'effet des écrans absorbants est augmenté de 1 et 2 dB(A), à l'avantage du plafond absorbant.