
La préoccupation pour l'acoustique des espaces de santé céde trop souvent la place à des problématiques d'hygiène, d'entretien ou encore aux habitudes. Michel Strobel, Professeur de Médecine et chef de service est passé récemment de l'autre côté de la barrière lors d'un séjour récent en tant que patient d'un service de cardiologie d'un CHU français. Son témoignage consiste en quatre constats, dont celui d'un hôpital bruyant.
Et pourtant, les solutions existent ...
"Troisième constat : l'hôpital vacarme. Je n'avais jamais perçu l'hôpital comme un lieu public parmi les plus bruyants, entre l'atelier de mécanique et la cuisine de restaurant. Vous me direz avec raison que les oreilles malades sont hypersensibles. Trains de chariots, plateaux de repas ou de soin qui s'entrechoquent, personnes qui s'interpellent ou lancent des ordres, volets qui se roulent et se déroulent ; et surtout ces frappes incessantes à la porte (20 portes, 5 à 6 fois par heure) (...)"
"Le vacarme démarre à l'aube (...) (mais) rassurez-vous, la nuit et son silence d'or approchent. Si tout va bien, peut-être verrez-vous comme moi en songe ce panneau bleu familier « hôpital silence » qui borde nos routes de son H majuscule"
Les temps modernes ne sont pas très hospitaliers
Article paru dans Le Monde, édition du 12/07/2008
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