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Les nombreux salariés du tertiaire travaillant en bureau ouvert sont très rarement exposés à des niveaux de bruit
lésionnels. En revanche, ils sont soumis à des bruits d’équipement ou de conversation qui les gênent, les
fatiguent ou les déconcentrent. Ces bruits constituent une nuisance, qu’il est nécessaire d’évaluer puis de réduire.
Pour ce faire, différents travaux ont été initiés ces dernières années. En l’absence de cadre réglementaire, les
normes au niveau international comme au niveau français cherchent à donner des valeurs guides au préventeur
d’entreprise comme au concepteur d’espaces ouverts pour que les caractéristiques acoustiques (bruit de fond,
intelligibilité, discrétion) soient adaptées au travail demandé. Les modèles de calcul de l’ambiance sonore font
toujours l’objet d’améliorations afin d’évaluer les solutions avant conception ou pour correction de situations
existantes. Les vérifications de terrain doivent inclure de la métrologie capable d’estimer des paramètres
classiques (bruit de fond, décroissance spatiale, temps de réverbération) et moins classiques (intelligibilité, taux
de modulation) et croiser ces données avec des enquêtes auprès des salariés. Les études récentes montrent que la
gêne est évidemment très liée au caractère intelligible des bruits mais que, d’une part, les indicateurs classiques
d’intelligibilité sont insuffisants pour évaluer une diminution de la performance des salariés et que, d’autre part,
il semble que les salariés compensent la gêne ressentie en augmentant leurs efforts pour accomplir leurs tâches
avec les mêmes résultats. Pour aller plus loin, les futures recherches devront montrer comment la fatigue
accumulée sur la journée de travail est liée aux sources sonores ou si la répartition spatiale des sources a une
grande importance dans le ressenti de la gêne.

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